La laque vietnamienne

La laque vietnamienne

Ecrit par Guide francophone saigon delta Mekong sur . Publié dans Architecture et beaux arts

La laque vietnamienne est obtenue à partir du sumac (Rhus verniciflora) un résineux originaire du Japon qui a été implanté avec succès au Nord de Hanoi, dans les collines de la province de Vinh Phu, et du laquier (Toxicodendron succedanae). La résine, qui est récupérée après incision du tronc de l’arbre, a l’avantage de brunir et durcir en séchant, formant une couche protectrice efficace contre l’humidité, mais aussi de contre de nombreux produits chimiques tels que les acides. En pays tropical humide, elle permet donc de protéger efficacement les objets en bois et en bambou sur les quelles elle adhère très bien. Toutefois, pour obtenir un objet de qualité, le processus de fabrication est long. La préparation de la laque se fait d’abord par décantation de la résine pendant un à deux mois. Pendant ce temps, dans le bassin, des couches de différentes densité se forment, la résine coulant du laquier n’étant pas homogène. La couche supérieure, plus légère, plus liquide, d’un brun sombre uni, est récupéré et gardée pour la phase finale du travail de laquage.

La laque vietnamienne

Les couches les plus denses sont alors mélangées et tournées pendant de longues heures afin d’épaissir par évaporation. L’eau, mauvais diluant, risquerait de favoriser la formation de bulles lors de l’application des couches de résine sur les objets laqués. Pour retrouver cependant une certaine fluidité, de l’essence de térébenthine est ajoutée, ainsi que les éventuels pigments, aujourd’hui chimiques, qui vont servir à créer les différentes couleurs et nuances des fonds. Ces pigments ont permis de diversifier la production alors que, traditionnellement, les teintes des objets laqués, étaient le noir (dit ” aile de cancrelat “, obtenu par ajout de sulfate de fer), le bleu (indigo), le rouge (hématite) et le jaune. L’utilisation de coquillages ou de coquilles d’oeufs broyés est trop coûteuse pour pouvoir être développée autrement que pour des pièces exceptionnelles. La laque prête, il faut l’appliquer. L’objet à laquer, en bois ou en bambou, est recouvert d’une première couche, très mince, puis d’un tissu léger et fin (soie ou gaze de coton) et d’une deuxième couche de laque. Ce travail est d’autant plus minutieux qu’il sert d’assise aux couches de laque ultérieures et détermine donc la qualité de l’objet fini. Après un premier séchage, la laque est poncée avec un très léger abrasif légèrement gras. Ensuite, les couches succesives de laque sont ajoutées, séchage (4 à 8 jours selon les conditions météorologique) et polissage intervenant entre chacune d’elles. Les objets de très bonne qualité comptent de sept à dix couches de laque. La décoration des objets laqués (vases, paravants, coffres et armoires, plateaux, séries de bols,…) est ensuite faite à la peinture. La première couleurs est appliquée sur une couche de laque très mince, de la forme du dessin à réaliser, puis, après séchage et polissage, la deuxième couleur est appliquée, et ainsi de suite. L’ordre d’application des couleurs est capital, car il détermine les nuances éventuelles. Lorsque tout ce processus est terminé, un polissage final intervient pour parachever l’aspect brillant. Enfin, les objets sont examinés, contrôlés, afin d’y détecter d’éventuels défauts qui ont une incidence sur le prix de vente

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